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Note d’intention

Un spectacle est une aventure joyeuse et périlleuse et il y faut des compagnons talentueux et enthousiates. À chaque nouvelle aventure, j’ai un peu l’impression de choisir égoïstement les membres de ma nouvelle famille.

Vincent Joncquez est un ami de longue date, mais c’est surtout un talentueux comédien protéïforme. Gageons qu’il rendra sur scène toute la folie qu’il a dans la vie, et qu’il rendra magique le personnage de Robert-Houdin. J’ai souvent vu Arnaud Dupont jouer, je l’ai toujours trouvé excellent, et toujours espéré avoir un jour un rôle à sa mesure à lui proposer. Le voilà donc qui incarnera Georges, de l’enfance à l’âge adulte, aussi naturel et évident à 10 ans qu’à 40. Pour l’horloger, je cherchais un acteur capable d’allier un physique alerte et la voix envoutante de la maturité. C’est Régis Vallée qui m’a conseillé de rencontrer Michel Derville, et bien lui en a pris, car à ces qualités, il ajoute une âme d’enfant et un enthousiasme d’étudiant. L’élément de la troupe le plus difficile à trouver était une actrice pouvant interpréter huit rôles différents, de la mère bourgeoise à la cochère italienne. J’ai cherché dans bien des directions ma Catherine, Louise, et autres, avant de comprendre qu’il fallait tout simplement Jeanne Arènes. Quand à Mathieu Métral, notre Décembre, le cadet de la troupe, je le croise en Avignon depuis trois ans, il tracte et parade avec autant de charme rauque qu’il joue avec talent. Enfin, j’avais aperçu Maud Baecker dans un Henri IV où l’on parlait beaucoup d’elle, mais dans lequel elle ne disait pas un mot. Par sa seule présence « marylinienne », elle illuminait le spectacle de toute sa blondeur platine. Il fallait pour Avril une fille comme elle, dont toute la salle va tomber amoureux avant même qu’elle n’ouvre la bouche, et encore plus après.

Et voilà, ma nouvelle famille est née. Ajoutons-lui Olivier Roset (aidé par Juliette Azémar) à la vidéo et à la scénographie, Pascal Sautelet aux lumières, Romain Trouillet à la musique, Romain Lalire à la magie, et enfin Marion Rebmann aux (très) nombreux costumes, et nous serons 13 à la table du Cercle des illusionnistes !

Alexis Michalik

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